Web

Pourquoi les éditeurs de revues papier n'aiment plus les applications

Les éditeurs se sont rendu compte que faire des applications pour iPad ou Android leur coute une fortune et ne rappporte pas grand chose en retour. La solution proposée? Développer un site en Html 5, basé sur des standards ouverts, s'adaptant à toutes les plateformes, utilisable par tous.

Chaque fois qu'un nouveau système fermé apparait, tout le monde s'affolle en se disant que c'est "the next big thing", et puis on se rend compte des limitations imposées pour diverses raisons, souvent commerciales. Ce qui me fait dire que les standards ouverts auront finalement toujours l'avantage.

Les "applications", fermées, douloureuses à mettre en place, ne fonctionnant que sur une seule plateforme, nécessitant l'accord de l'éditeur pour les mettre sur leur marketplace, sont probablement déjà une chimère. Ou une bulle spéculative. Méfiance...

 

And Technology Review? We sold 353 subscriptions through the iPad. We never discovered how to avoid the necessity of designing both landscape and portrait versions of the magazine for the app. We wasted $124,000 on outsourced software development. We fought amongst ourselves, and people left the company. There was untold expense of spirit. I hated every moment of our experiment with apps, because it tried to impose something closed, old, and printlike on something open, new, and digital.

Lien Why Publishers Don't Like Apps - Technology Review

 

Update, on en parle ailleurs :

Lazarus Mirages

Site (et personnage) découvert aujourd'hui, intéressant et mystérieux web-doc. Mi-fiction, mi-information, mi-documentaire. Objet hybride qui pose des questions et qui fait réfléchir.

Lazarus Mirages

 

Update 1 : En essayant de me renseigner sur les auteurs, je suis tombé sur ceci : http://patricjean.blogspot.com/2010_10_01_archive.html  Il semblerait donc que Patrick Jean en soit le réalisateur...

Update 2 : Quelques autres liens par rapport à la zététique et au discours politiques en particulier

- L'effet puits : http://cortecs.org/outillage/411-leffet-puits

- Un générateur de discours automatique : http://www.sauv.net/meirieutron.htm

Richard Stallman Was Right All Along

As our society grows more dependent on computers, the software we run is of critical importance to securing the future of a free society. Free software is about having control over the technology we use in our homes, schools and businesses, where computers work for our individual and communal benefit, not for proprietary software companies or governments who might seek to restrict and monitor us.

Lien : Richard Stallman Was Right All Along

 

L'importance réaffirmée du logiciel libre au service des libertés de chacun

Les Google books sont numérisés à la main

La preuve dans le lien ci-dessous où l'on voit une main malencontreusement restée dans le champ de la caméra. On peut y voir que c'est une main de femme, et craindre que cela se passe dans un pays bien éloigné. Je dois me renseigner, mais il semblerait que google remplisse des containers de bouquins pour les faire scanner en Inde. Et moi qui pensait naïvement que c'était fait par des machines*...

 

Lisez le livre dont est tiré cette page ici :  The Gentleman's magazine - Google Livres

 

*Je me suis intéressé à la Funzie Fonzie Readingmachine, une machine open source / open hardware qui scanne et lit des livres. Elle a été présentée lors d'une session "Prototypes for Transmissions" par l'asbl Constant (Association pour l'art et les médias).

Plus d'infos ici : http://www.constantvzw.org/site/Verbindingen-Jonctions-13,1486.html

Nanode - Network Application Node

Nanode is an open source Arduino-like board that has in-built web connectivity. It is a low cost platform for creative development of web connected ideas.

C'est une carte de type arduino, mais qui dispose d'un connecteur ethernet. Pour environ 20 euros, connectez cette carte qui dispose de 6 entrée analogiques et 6 entrées-sorties digitales au web. Il existe une extension wireless.

Via Nanode - Network Application Node

 

Vous n'êtes pas sur facebook? Vous y êtes quand même !

Je le soupçonnais depuis un certain temps, et l'info est confirmée, Facebook crée des comptes fantômes.

Kesako?

Un compte fantôme est un compte créé "au cas où" pour les personnes qui ne sont pas encore sur facebook. Il rassemble toutes les informations possibles sur une personne, son identifiant étant son adresse email.

On peut se demander comment facebook peut bien créer un compte sans que la personne concernée n'ait fait quoi que ce soit. C'est très simple : facebook propose différents outils à ses utilisateurs pour retrouver leurs amis. Par exemple, on peut donner accès à son carnet d'adresse, ou synchroniser ses contacts avec son téléphone mobile. Lors d'une telle oppération, facebook va enregistrer l'ensemble des contacts comme étant des amis potentiels de l'utilisateur. Que ces personnes soient sur facebook ou pas, l'ensemble des liens d'amitié sont stockés. Ceci explique d'ailleurs comment une personne qui s'inscrit aujourd'hui sur facebook aura bien souvent des propositions d'amis tout à fait pertinentes. Un nouvel utilisateur de facebook ne crée pas un compte, il active son compte fantôme pré-alimenté par ses amis.

La légalité de ce procédé est plus que ténue.

Plus d'informations sur slashdot (en anglais): http://yro.slashdot.org/story/11/10/18/1429223/facebook-is-building-shadow-profiles-of-non-users

La contrainte, pour ceux qui veulent écrire

Vous avez toujours voulu écrire mais n'avez jamais le temps?

Vous avez du temps mais pas d'idée de sujet?

Vous aimeriez être lu par vos pairs?

Alors "lacontrainte.be" est fait pour vous!

* La contrainte, c'est un site web qui vous propose, une fois par mois, une contrainte pour vous inciter à écrire. Votre texte est publié à la fin de chaque mois, quand vous recevez la contrainte suivante... et ainsi de suite. C'est gratuit, ouvert à tous, et sans prise de tête. La première contrainte est en ligne, vous pouvez la consulter dès maintenant. Profitez en pour vous inscrire, vous recevrez un mail chaque mois avec une nouvelle contrainte.

Cela se passe ici : www.lacontrainte.be

* Ce projet a vu le jour face au constat qu'il n'est pas toujours évident de se mettre à écrire,alors que l'envie est présente chez beaucoup. On essaie de lancer des groupes d'écriture, ça marche un temps... ou pas. Parfois c'est plus simple de se laisser porter, guider, voire contraint. C'est l'idée de ce projet. La contrainte comme incitant à l'écriture.

My Selor is rich

Si vous avez envie de connaître les comportements à risque quand on est un belge moyen, rien de tel qu’un contrat d’assurance vie. Vous y découvrirez qu’être pompier volontaire, fumer ou pratiquer le saut à l’élastique n’est pas très bon pour votre espérance de vie. Du moins à en croire les assureurs. Et je pense qu’on peut leur faire confiance. C’est là le charme d’un questionnaire d’assurance vie.

Pour les examens du Selor, c’est pareil. Vous avez envie de savoir de quoi sera constitué l’élite administrative de demain? Participez à un examen Selor. Vous y décrouvrirez par exemple ce qu’il faut maîtriser pour être sélectionné en tant que candidat à la fonction d’attaché à la communauté française.

L’examen est composé de 3 tests. Un premier test où l’on doit déterminer quel est la cinquième petite forme après en avoir vu quatre autres. Un autre où l’on doit déterminer, qui de Jean, Paul, ou Henry a fait les meilleures ventes en fonction d’un tableau de chiffres pour les différentes succursales de leur pme. Enfin, le troisième vous demandera toute votre attention afin de déterminer si les racines de telle sorte de gazon ont une influence sur la couche d’ozone ou l’humidité du substrat ou les deux ou je-ne-peux-le-déterminer-avec-ces-informations. C'est extrêmement orienté math, stats et logique. Les tests ne parlent que de profit, de vente, de congés maladie, de vente de vaches ou de cochons, de nombre de millimètre de pluie. On pourra rétorquer que ces tests utilisent n'importe quels exemples et que le sujet n'a pas d'importance... A voir.

Je me demande dans quelle mesure de tels tests vont permettre de dénicher qui que ce soit d’intéressant et pour quelque fonction que ce soit à la communauté française (ou dans tout autre administration). A la limite si une grande banque voulait engager, si une entreprise cherchait un comptable ou que sais-je... mais en l’occurence on parle bien ici de service public, de culture, d’accueil des personnes, d’enseignement, de cinéma, de lettres, d’aide à la jeunesse...

Alors, tout comme les assurances nous permettent d’entrevoir la manière dont nous allons clamser, le test du selor me permet d’entrevoir le fonctionnaire de demain (dans le désordre) : méticuleux, chiffreur, précis, gagnant-gagnant, calculateur, traceur de cercle, fermeur de carré, penseur de virgule, pro de la circonvolution, titilleur de saut à la ligne.

De mon côté, c’est avec une impatience non feinte que j’attends mes nouveaux collègues pour faire une partie de sudoku avec eux.

Gérer les lois comme du code source

Le gestion des textes législatifs est un véritable casse-tête. Qui a changé quoi, comment gère-t-on les addendum, de quand date telle modification, comment trouver tel élément de loi, etc... Le législateur est confronté à une quantité massive de texte, manipulé et modifié par une multitude d'acteurs, et qui doit être rendu public de la manière la plus transparente possible. Cela fait un certain temps que j'y pense : les textes de lois et les problèmes qu'ils entrainent ressemblent très fort à ce qui se pose pour les développeurs informatiques dans la gestion du code source. En imaginant que l'on applique les même principes informatiques aux textes de lois on pourrait sans doute faciliter le travail de tout le monde, et rendre le processus un peu plus transparent au passage. On pourrait par exemple gérer les textes dans un système de gestion de version (type CVS ou SVN). Cela permettrait de savoir qui a changé quoi, à quel moment, et de toujours pouvoir consulter les textes dans une version précédente. Appliquer les principes du développement open source à la gestion des textes législatifs serait un grand pas pour la démocratie. J'ai découvert aujourd'hui quelqu'un qui pense la même chose. A lire ici : http://seanmcgrath.blogspot.com/2010/06/kliss-law-as-source-code.html